Disposition statutaires et institutionnelles relatives à l’Outre-Mer
Si en effet, le Conseil Constitutionnel a bien validé le 15 février dernier les deux projets de lois relatifs à l’outre-mer (modifications statutaires et institutionnelles), le compte-rendu des débats qui ont eu lieu le 6 février 2007 au Sénat est très instructif et démontre comment Saint-Pierre-et-Miquelon peut être perçu par certains dans cette assemblée, grâce à notre illustre Député.
Loin d’être positifs pour l’archipel, les différents extraits ci-dessous démontrent que notre député est vu comme un « politicard » et non comme un défenseur de valeurs ou de principes, qui normalement animent tout homme ou femme politique qui veut faire avancer son pays ou sa région.
Pourquoi toujours vouloir être l’exception ? Pourquoi refuser une démocratie pleine et entière aux gens de l’archipel ? Pourquoi toujours faire des calculs politiques ? Pourquoi faire passer Saint-Pierre-et-Miquelon pour un lieu où les politiques sont des petits « rois » et où la population ne serait pas en capacité de réfléchir et de faire les bons choix ?
Comment voulez-vous ensuite gagner la confiance des autres parlementaires, avoir une démarche conjointe sur certains dossiers de l’outre-mer ou nationaux, voire de demander le soutien des uns ou des autres pour défendre des projets de fonds pour l’avenir de notre l’archipel. Notre Député se la joue « perso » et sa carte est essentiellement basée sur des coups politiques pour soon intérêt propre. Cela rapporte quelques petites subventions, certes, mais jamais jusqu’à ce jour une prise en compte de nos difficultés et une recherche de solutions pérennes pour l’archipel. Il serait pourtant préférable d’obtenir l’attention des assemblées et du gouvernement sur des problématiques fortes qui paralysent le développement de l’archipel, comme le dossier désenclavement (transport maritime et aéronautique), la situation économique des collectivités de Saint-Pierre comme de Miquelon, le dossier sur le coût de la vie et la revalorisation des retraites, la relance de l’emploi…
Bien évidemment, que le gouvernement préfère donner satisfaction à Monsieur GRIGNON sur un caprice législatif, qui ne concerne que l’archipel (en clair, « démerdez-vous entre vous »), plutôt que de s’engager à défendre les intérêts de l’archipel face à notre voisin canadien ou de nous accompagner vers une véritable diversification économique.
Extraits du compte rendu intégral des débats au Sénat séance du 6 février 2007 en PDF