Rappelez-vous, en décembre dernier j’écrivais sur ce site un article intitulé : « la Promotion de l’archipel, cause de trop nombreux conflits ! », dans lequel je dénonçais les manoeuvres douteuses de l’ex-vice-Président du SLA - le Sénateur Denis Detcheverry – qui avait fait procéder en toute opacité, au versement de 46 000 euros (32 800 + 13 200) à la société B&T Marketing en début d’année 2004 (
lire l’article).
Ce jeudi 2 février 2006, lors du débat en direct sur les ondes de RFO radio, sur le thème du Tourisme, Denis Detcheverry avoue publiquement avoir versé - de son propre chef - la somme de 32 800 euros à la société B&T Marketing, sans l’accord du Conseil d’Administration et sans en informer quiconque. Pire, il confirme l’illégalité de son acte, en précisant avoir versé cette somme en complément du contrat que celle-ci avait passé avec la SODEPAR en 2003 !!!
Quel était donc le devoir du SLA de régler en 2004, un quelconque complément pour un contrat que B&T Marketing avait passé avec une société tierce (la SODEPAR), de surcroît en 2003 ?!!
C’est un abus de confiance envers les membres du SLA, c'est un manquement grave au code des marchés publics et une utilisation abusive de fonds publics. La méfiance et la colère des professionnels siégeant au SLA étaient alors plus que justifiées.
Inconscience, incompétence ou roublardise, je ne saurais le dire… mais ces manigances sont dans tous les cas inacceptables, a fortiori pour un Sénateur !
Le 7 novembre 2005, Monsieur François Zimermann - administrateur provisoire - annonce aux membres du SLA présents, que dans l’état actuel de ses finances, l’association terminera l’année 2005 avec un déficit de 20 000 euros. A ce même moment, Paul Jaccachury, vice-Président du Conseil Général, annonce que la Collectivité n’ajoutera pas un euro de plus pour combler le trou, obligeant ainsi les professionnels et Monsieur Zimmermann à déposer le bilan. Pourtant le geste de soutien était minime et justifié. Sauver le SLA aurait dû être une priorité pour le Conseil Général. C’était en tout cas la mienne.
Pourtant, si Monsieur Denis Detcheverry n’avait pas illégalement versé 46 000 euros en début 2004 à B&T Marketing, le SLA n’était plus en état de déficit et la donne était alors changée. Le Conseil Général, n’aurait pas eu à se poser la question d’une subvention supplémentaire pour 2005 et les professionnels pouvaient commencer à réfléchir à un plan d’action pour 2006.
Et même si c’était « reculer pour mieux sauter », les salariées du SLA, victimes aujourd’hui de cette grosse arnaque et d’un conflit étouffant, auraient conservé leur salaire un ou deux mois de plus, donnant le temps au CRT - puisqu’il en a été décidé ainsi - de se mettre en place et de les réembaucher sans rupture de revenu.
Je ne déresponsabilise pas le Conseil Général sur l’échec de ses actions en matière de tourisme, mais il faut reconnaître que Denis Detcheverry a largement contribué à la regrettable disparition du SLA.
Je suis toujours la première à dire : « sachons tourner le page et mettons nous au travail », mais il est certain que c’est plus facile de le faire maintenant que la vérité est enfin clairement établie sur cette affaire.
Le tourisme est l’une des pistes de diversification économique, donnons lui véritablement les moyens de le devenir.
Réagir…