Dans un article mis en ligne sur ce site le 3 décembre dernier, le mouvement Cap sur l’avenir dénonçait la « flambée » des taxes communales entre 2000 et 2007, en citant le chiffre d’une augmentation moyenne de 97,92% des 4 taxes communales que sont : l’impôt foncier, la taxe sur l’eau, les ordures ménagères et la taxe locale d’équipement.
Ces constatations s’appuyaient sur un document rendu public par l’UI-CFDT de Saint-Pierre-et-Miquelon au cours de leur 3ème congrès, en septembre 2007.
Lors de la réunion du Conseil municipal de Saint-Pierre le 19 décembre dernier, le Maire a réagi à ces « contrevérités » qui circulent sur la « toile », notamment sur le site de Cap sur l’avenir. Madame CLAIREAUX aurait alors « remis les pendules à l’heure » en distribuant un tableau explicatif (repris dans l’Echo des caps 1120 du 4 janvier dernier) qui précise que les taxes communales n’auraient augmenté que de 4% en moyenne annuelle depuis 2001 et non de 97,92% en 7 ans, comme indiqué par le document de la CFDT et repris sur notre site.
J’ai donc repris mes avis d’imposition de 1999 à 2007, afin de pouvoir me baser sur un exemple concret. Celui-ci est d’autant plus fiable, que je demeure dans la même maison depuis 1999, la surface habitable et la superficie de mon terrain n’ayant pas non plus changé depuis cette date.
Impôt foncier :- En 1999, je payais 190 €
- En 2007 : 274 €
Soit une augmentation de
44,21%.
Ordures ménagères :- En 1999, je payais 30,50 €
- En 2007 : 70 €
Soit une augmentation de
129,50%.
Taxe locale d’équipement:- En 1999, je payais 30,50 €
- En 2007 : 73 €
Soit une augmentation de
139,34%.
Redevance sur l’eau :- En 1999, je payais 137 €
- En 2007 : 260 €
Soit une augmentation de
89,78%.
L’augmentation moyenne de ces 4 taxes communales entre 1999 et 2007 est donc belle est bien de
100,71%, soit un chiffre comparable, voire légèrement supérieur à celui de 97,92% annoncé par Cap sur l’avenir.
Par cet exposé concret, je veux simplement démontrer que la pression fiscale sur nos foyers s’est largement renforcée ces dernières années.
Et c’est aussi pour cette raison que nous ne pouvons pas être d’accord avec ceux qui veulent continuer à siphonner le portefeuille de nos concitoyens, occultant le fait que des efforts, la population a déjà commencé à en faire depuis un moment.
Yannick CAMBRAY